Depuis le 20 février 2026, les conditions permettant de financer un bilan de compétences avec le compte personnel de formation ont sensiblement évolué.
Deux règles principales doivent désormais être prises en compte :
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le montant des droits CPF pouvant être mobilisés est plafonné à 1 600 euros ;
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un délai de cinq ans doit être respecté depuis le dernier bilan de compétences ayant bénéficié d'un financement public ou privé.
À ces nouvelles dispositions s'ajoute la participation financière obligatoire liée à l'utilisation du CPF, fixée à 150 euros en 2026 pour les personnes qui ne bénéficient pas d'une exonération.
Que signifient concrètement ces changements ? À qui s'appliquent-ils ? Est-il encore possible de réaliser un bilan avant l'expiration des cinq années ? Faisons le point.
À quoi sert un bilan de compétences ?
Le bilan de compétences permet à une personne d'analyser :
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ses compétences professionnelles et personnelles ;
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ses aptitudes ;
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ses motivations ;
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ses intérêts ;
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ses priorités professionnelles ;
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les pistes d'évolution ou de reconversion envisageables.
Il ne consiste pas uniquement à passer des tests ou à dresser une liste de métiers.
Il s'agit d'une démarche accompagnée permettant de mieux comprendre son parcours, d'identifier ses ressources et de construire un projet professionnel réaliste.
La durée légale d'un bilan de compétences est limitée à 24 heures. Il comprend obligatoirement trois phases :
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une phase préliminaire destinée à analyser la demande et les besoins ;
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une phase d'investigation consacrée à l'exploration du parcours, des compétences et des projets ;
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une phase de conclusion permettant de formaliser les résultats et un plan d'action.
Un plafond CPF fixé à 1 600 euros
Depuis le 20 février 2026, une personne peut mobiliser au maximum 1 600 euros de ses droits CPF pour financer un bilan de compétences.
Ce plafond s'applique même si le solde disponible sur le compte est supérieur.
Exemple
Une personne dispose de 3 000 euros sur son CPF et choisit un bilan facturé 1 790 euros.
Elle pourra mobiliser au maximum 1 600 euros issus de l'alimentation annuelle de son CPF.
La différence devra être couverte :
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par la personne elle-même ;
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par son employeur ;
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par un opérateur de compétences ;
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par France Travail ;
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par un fonds d'assurance formation ;
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ou par un autre cofinanceur, lorsque celui-ci accepte d'intervenir.
Le plafond de 1 600 euros concerne les droits CPF personnels. Il n'empêche pas, en principe, l'intervention d'un cofinancement complémentaire.
Une nouvelle règle de cinq ans entre deux bilans financés
La principale évolution concerne le délai entre deux bilans de compétences.
Pour qu'un nouveau bilan soit éligible au financement par le CPF, le titulaire ne doit pas avoir bénéficié, au cours des cinq années précédentes, du financement d'un autre bilan de compétences.
Cette règle ne concerne pas uniquement les bilans précédemment financés par le CPF.
Sont notamment pris en compte les financements provenant :
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du CPF ;
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de l'État ;
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d'une Région ;
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de France Travail ;
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d'un employeur ;
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d'un opérateur de compétences ;
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d'un fonds d'assurance formation ;
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ou d'un autre financeur public ou privé.
Il faut donc regarder la date et le mode de financement du précédent bilan, et pas seulement vérifier l'historique du compte CPF.
Comment calculer le délai de cinq ans ?
Le délai s'apprécie par rapport à la réalisation du bilan précédent.
Une personne souhaitant mobiliser son CPF devra déclarer ne pas avoir bénéficié d'un financement pour un bilan de compétences réalisé au cours des cinq dernières années.
Exemple
Une personne a terminé un bilan de compétences le 15 septembre 2023.
En principe, elle ne pourra pas obtenir un nouveau financement CPF pour un bilan réalisé avant le 15 septembre 2028.
L'application pratique de la règle doit néanmoins être vérifiée au moment de l'inscription sur Mon Compte Formation, notamment lorsque le précédent parcours comporte des dates ou des financements particuliers.
Peut-on faire un nouveau bilan avant cinq ans ?
Oui, la règle des cinq ans n'interdit pas de réaliser un bilan de compétences.
Elle limite son éligibilité à certains financements, notamment au CPF.
Une personne peut donc envisager un nouveau bilan avant l'expiration de ce délai :
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en le finançant entièrement elle-même ;
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lorsque son employeur accepte une prise en charge dans un cadre qui reste juridiquement possible ;
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ou en sollicitant un accompagnement différent qui ne constitue pas un nouveau bilan de compétences.
Il convient toutefois d'être vigilant : lorsqu'un financement public ou privé est demandé, la règle des cinq ans peut également faire obstacle à sa prise en charge.
Avant d'engager la démarche, il est donc recommandé d'interroger précisément le financeur.
Pourquoi cette règle a-t-elle été instaurée ?
L'objectif affiché de la réforme est de mieux encadrer l'utilisation des fonds de la formation professionnelle et d'éviter l'enchaînement rapproché de bilans de compétences financés.
Cette nouvelle règle conduit aussi à s'interroger sur le besoin réel de la personne.
Un nouveau bilan complet est-il nécessaire ? Ou faut-il plutôt :
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actualiser un projet déjà défini ;
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être accompagné dans sa mise en œuvre ;
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travailler sa recherche d'emploi ;
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préparer une mobilité interne ;
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réaliser un coaching professionnel ;
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bénéficier d'un conseil en évolution professionnelle ;
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ou reprendre ponctuellement contact avec le prestataire du précédent bilan ?
Le bilan de compétences est particulièrement pertinent lorsqu'une personne a besoin de reprendre en profondeur son parcours, ses compétences, ses motivations et ses perspectives.
Il n'est pas toujours la réponse adaptée lorsque le projet est déjà défini et que la difficulté se situe principalement dans le passage à l'action.
Une participation obligatoire de 150 euros en 2026
Depuis le 1er avril 2026, la participation financière obligatoire liée à l'utilisation du CPF est fixée à 150 euros.
Cette somme est demandée au moment de l'inscription sur la plateforme Mon Compte Formation.
Elle ne peut pas être remboursée directement par l'organisme qui réalise le bilan.
Exemple lorsque les droits CPF sont suffisants
Le bilan coûte 1 500 euros et la personne possède au moins 1 500 euros de droits.
Elle règle une participation de 150 euros et mobilise 1 350 euros de son CPF.
Exemple lorsque le bilan dépasse le plafond
Le bilan coûte 1 790 euros.
Le montant maximal de droits CPF mobilisables est de 1 600 euros.
Le reste à financer est donc de 190 euros. La participation financière obligatoire étant déjà incluse dans ce reste à payer, elle ne vient normalement pas s'ajouter une seconde fois.
Le calcul définitif est affiché directement par la plateforme lors de la constitution du dossier.
Qui est exonéré de la participation de 150 euros ?
Certaines personnes ne sont pas tenues de payer cette participation, notamment :
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les demandeurs d'emploi ;
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les salariés bénéficiant d'un financement versé par leur employeur ;
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les bénéficiaires d'un financement de leur OPCO, d'un accord de branche ou d'un accord de groupe ;
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les personnes mobilisant des droits liés au compte professionnel de prévention ;
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les bénéficiaires d'un abondement lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Toutes les dotations ou tous les abondements ne donnent cependant pas automatiquement droit à une exonération.
Le statut et la nature exacte du cofinancement doivent être vérifiés sur Mon Compte Formation.
L'employeur peut-il financer un bilan de compétences ?
Oui.
Un bilan peut être financé dans le cadre du plan de développement des compétences de l'entreprise.
Lorsque le bilan est réalisé à l'initiative de l'employeur, l'accord du salarié reste nécessaire. Le refus du salarié ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
Lorsque le bilan est effectué sur le temps de travail, la rémunération est maintenue.
Le contenu des échanges et les résultats appartiennent au bénéficiaire. Ils ne peuvent pas être communiqués à l'employeur sans son accord.
L'entreprise peut également compléter le financement d'un bilan mobilisant le CPF, selon les modalités disponibles.
Et pour les demandeurs d'emploi ?
Une personne inscrite à France Travail peut demander à son conseiller un accompagnement ou un financement pour réaliser un bilan de compétences, qu'elle soit indemnisée ou non.
La prise en charge n'est pas automatique. Elle dépend notamment :
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de la situation du demandeur ;
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de son projet ;
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des démarches déjà réalisées ;
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de la pertinence du bilan au regard de son retour à l'emploi ;
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et des financements mobilisables.
La nouvelle règle des cinq ans s'applique également lorsqu'un précédent bilan a été financé par France Travail ou par un autre acteur.
Le conseil en évolution professionnelle comme première étape
Avant de mobiliser son CPF, il peut être utile de recourir au conseil en évolution professionnelle, ou CEP.
Ce service est gratuit et accessible notamment :
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aux salariés ;
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aux demandeurs d'emploi ;
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aux indépendants ;
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aux agents publics ;
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aux personnes en situation de handicap.
Le CEP permet de clarifier une demande, de mieux comprendre les dispositifs disponibles et d'identifier les financements envisageables.
Il ne remplace toutefois pas un bilan de compétences. Le CEP constitue un accompagnement d'orientation et de conseil, tandis que le bilan propose une analyse plus approfondie du parcours, des compétences, des motivations et des possibilités professionnelles.
Comment préparer sa demande de bilan en 2026 ?
Avant de choisir un prestataire, il est conseillé de vérifier plusieurs éléments.
1. La date du dernier bilan
Il faut rechercher la date de réalisation et de fin du précédent bilan, même s'il n'avait pas été financé par le CPF.
2. L'origine de son financement
Il convient de vérifier s'il a été financé par un employeur, un OPCO, France Travail, une Région, un fonds professionnel ou un autre organisme.
3. Le solde CPF disponible
Le solde peut être consulté sur la plateforme officielle Mon Compte Formation.
4. Le montant restant à financer
Le CPF personnel est limité à 1 600 euros pour un bilan de compétences. Le prix supérieur à ce plafond doit faire l'objet d'un financement complémentaire ou d'un paiement personnel.
5. Les possibilités de cofinancement
Selon sa situation, la personne peut solliciter son employeur, son OPCO, France Travail ou le fonds d'assurance formation correspondant à son activité.
6. La qualité de l'accompagnement proposé
Le choix ne doit pas reposer uniquement sur le prix.
Il est utile de s'interroger sur :
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l'expérience du consultant ;
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sa connaissance du marché du travail ;
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la personnalisation de l'accompagnement ;
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le nombre et la durée des entretiens ;
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les méthodes utilisées ;
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l'aide apportée pour vérifier la faisabilité du projet ;
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le suivi proposé après la fin du bilan.
À retenir
Depuis le 20 février 2026 :
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le montant des droits CPF personnels mobilisables pour un bilan de compétences est plafonné à 1 600 euros ;
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un bilan financé au cours des cinq années précédentes empêche, en principe, de mobiliser à nouveau le CPF pour un nouveau bilan ;
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la règle tient compte des financements publics comme privés ;
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la participation financière obligatoire est fixée à 150 euros en 2026, sauf exonération ;
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des cofinancements restent possibles selon la situation de la personne ;
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le bilan peut toujours être réalisé sans CPF, notamment par autofinancement, sous réserve des règles propres à chaque financeur.
Ces nouvelles dispositions renforcent la nécessité de bien définir son besoin avant d'engager la démarche.
Le bilan de compétences reste un outil particulièrement riche lorsqu'il s'inscrit dans une véritable réflexion sur son parcours et qu'il débouche sur un projet concret, réaliste et personnel.
Les informations présentées dans cet article sont générales et correspondent aux règles connues au 25 juin 2026. L'éligibilité et le financement d'un dossier doivent être vérifiés sur Mon Compte Formation et auprès du financeur concerné.

